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Chasse à l’ennui

On entend parler, ici ou là, d’un « rebond » possible de la Covid-19 qui nous a valu deux mois de confinement ; il nous vaut d’arborer, maintenant encore, quoique moins fréquemment qu’en avril-mai, des chiffons qui nous écrasent le nez tout en le chatouillant, embuent nos lunettes tout en nous collant une petite étuve faciale ; il est vrai que, par défaut, ils rehaussent l’éclat du regard de certaines, et que cela ne les désavantage pas forcément.

Oui, mais, si Covid revenait en force au moment des premiers frimas, en novembre ou en décembre ? Il y a fort à parier que nos brillants pouvoirs publics assistés de nos non moins brillants conseils scientifiques nous renvoient à la niche du confinement, n’ayant pas tranché entre les différents mandarins donneurs de leçons.

Il faut donc s’y préparer moralement et se donner à l’avance les moyens de lutter contre l’encombrant compagnon de l’enfermement ; vous le connaissez, ami lecteur : c’est un animal de compagnie indésirable, une sorte de coussin mou et visqueux ; tout petit le matin au réveil, il grossit tout au long de la journée, s’installe dans votre fauteuil, étouffe les conversations, referme les livres, met partout du gris sale impossible à laver, et s’amuse à vous injecter dans le cerveau des germes de tristesse et de colère. Du coup, vos enfants deviennent des monstres, votre conjoint, un parasite, et la terre entière un trou à rats ; vous l’avez reconnu, ami lecteur, c’est l’ennui, le spleen, le guignon, le cafard (oh le vilain insecte brunâtre qui se carapate sous les meubles), et toutes ces sortes de choses.

Et pour lutter contre cette méphitique invasion, ami lecteur, il faut occuper le corps et l’esprit ! Je ne vais pas, bien entendu vous entretenir de moto verte, de chasse à courre ou de pêche à la ligne. Une bonne solution consiste à trouver des occasions de rire : le rire, en effet, manifestation physique d’une jubilation intérieure, est bien adapté à notre but, qui est de chasser l’ennui par l’esprit et par le corps dans un minimum d’espace. Or, parmi les possibilités offertes, il en est une particulièrement pertinente et impertinente, qui consiste à rire de ceux qui nous imposent les effets de leur bêtise, de leur autoritarisme, et de leur incompétence.

Prenons les hommes et les femmes qui nous gouvernent, ou qui nous ont gouvernés : vous est-il parfois arrivé de vous demander ce que certains fabriquent parmi les ors et les pompes de la république ? Si oui, je vous propose d’associer à certains un personnage de fiction ou d’histoire, une œuvre littéraire, un métier, ou tout autre chose qui lui corresponde peu ou prou.

Voici tout d’abord une liste de noms en vrac : oui, il faut des noms, pour faire naître un rire sain, sans véritable méchanceté, mais habillé d’une dose convenable de malice :

Christophe Castaner, Nicole Belloubet, Laetitia Avia, Nicolas Hulot, Marlène Schiappa, Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer, Bruno Le Maire, Muriel Pénicaud, Emmanuel Macron. Frank Riester, Jérôme Salomon, Christiane Taubira, Benjamin Griveaux, Agnès Buzin, Sibeth Ndiaye.

Puis, voici les différentes casquettes, qui peuvent convenir à plusieurs, ou à personne :

Le docteur Knock, les sorcières de Macbeth, un frère prêcheur, L’Homme invisible, Oui-Oui, La Cousine Bette, Jurassic Park, Baloo, Le Portrait de Dorian Gray, Les Damnés, L’Innocent, Socrate, un éboueur, Madame Claude, Le Principe de Peter, Peau d’âne, Bibi Fricotin, les Pieds Nickelés, Diafoirus, Tartuffe, Le Menteur, Peter Pan, Le Grand Inquisiteur, Petits meurtres entre amis, Sister Act, Lunes de fiel, Bloody Mary.

Ami lecteur, à vous la main !

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Auteur de l'article : Claude Wallaert

Publication de l'article : 17 juillet 2020