Accueil / Politique / Analyse politique / Nantes. Les propos du préfet Claude d’Harcourt suscitent l’ire des partisans de la PMA pour tous.

Nantes. Les propos du préfet Claude d’Harcourt suscitent l’ire des partisans de la PMA pour tous.

Voilà un cas intéressant de censure, dont la forme, dans la république laïque, est celle d’une vérité révélée. La loi "bioéthique" ou PMA est bien une rupture anthropologique, le dire, même lorsqu'il s'agit d'un préfet, relève de l'énoncé d'un fait.

Si, par exemple, on parle de rupture climatique avec le réchauffement climatique, le réchauffement— surtout d’origine anthropique — entendu comme rupture, est professé comme factuel. Et il est, non pas interdit d’en douter mais irrecevable, au risque de s’attirer les foudres de sainte Greta et ses légions de réchauffistes patentés. Gageons que si le préfet avait parlé, à propos du climat, de rupture anthropologique, cela n’aurait pas été reçu comme une opinion, mais comme une vérité. Dans le cas de la bioéthique on peut souhaiter ou ne pas souhaiter cette rupture mais c’est une rupture.

Le préfet a dit la vérité il doit être exécuté !

C’est là que l’on mesure la puissance de la pensée unique et de la censure ambiante, mais le sommet est atteint par un dénommé Clergeau président du groupe socialiste du Conseil Régional des Pays de la Loire. Pour exister cet obscur petit clerc, demande à Castaner de mettre fin aux fonctions du préfet d’Harcourt. Là c’est magnifique, chassez le naturel… Il y a dans tout socialiste un dénonciateur pour demander à la Kommandantur, pardon, au ministre de l’Intérieur (l’exécutif), le rappel du préfet. Et c’est, sans doute, le même qui demain viendra vous parler de la séparation des pouvoirs ! Tandis qu’un autre élu parle du « droit de réserve » du préfet en question, on sera content pour le préfet qu’il ait ce droit mais on regrettera que le dit élu ne se soit pas fait un devoir de bien manier la langue française.

Rugy la morale.

Rugy, quant à lui, élu de la même région, et ministre déchu, pour cause de homard, fait dans le moralisme et l’affectif, il plaint les personnes  » blessées » par le propos sans voir que ces mêmes personnes, en bonne logique, souhaitent cette rupture anthropologique à moins qu’une certaine culpabilité n’en vienne à les tarauder ? Si d’aventure le pouvoir cédait à ces misérables pressions, il se déshonorerait. Un beau cas d’école en tout cas !

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Auteur de l'article : Olivier Pichon

Enseignant, journaliste et homme politique français
Publication de l'article : 25 janvier 2020