Du grand Woody Allen

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Après les excellents Blue Jasmine et Magic in the Moonlight, que vaut le dernier Woody Allen ? Il est assurément tout aussi réussi. On y retrouve ce qui fait le charme des films du réalisateur, cette forme de distance analytique calculée de main de maître avec des personnages parfaitement logiques dans leur absurdité.

Abe Lucas, est un prof de philo dépressif qui carbure au single malt avec le sentiment d’avoir tout raté. Il traîne un ennui sans remède jusqu’au jour où il décide d’aider une femme qu’il ne connaît pas, en assassinant le juge qui risque de lui retirer ses enfants… Woody Allen varie avec brio sur un thème original et bien écrit, tirant jusqu’au bout chacune des ficelles de ce scénario où tout s’inverse, puisque la perspective d’un meurtre est paradoxalement ce qui rend l’envie de vivre au héros…

Le couple Joaquin Phoenix-Emma Stone fonctionne à merveille, entraînant le spectateur au cœur de son impossible romance, tandis que le réalisateur s’amuse de la métamorphose de ses personnages en donnant à leurs interrogations métaphysiques le ton badin de la comédie. Un régal dont il serait dommage de se priver.

L’homme irrationnel, de Woody Allen, en salles.

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Publié dans : Culture

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